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Concours du Meilleur Sommelier du Monde

22/11/2022
Valéria Gamper et Salvatore Castano, en préparation pour le concours du Meilleur Sommelier du Monde

Le 12 février 2023, l'Association de la Sommellerie Internationale élira son nouveau Meilleur Sommelier du Monde. SommelierS International s'est intéressé à la préparation au concours de deux candidats dont les titres ont permis une qualification directe au concours : Valéria Gamper, gagnante du titre de Meilleur Sommelier des Amériques, et Salvatore Castano, Meilleur Sommelier d'Europe et Afrique.
 

Salvatore Castano et Valeria Gamper
 

Comment vous préparez-vous au concours, tant pour la partie théorique que pratique ?

V.G. : Je suis un calendrier d'études, qui comprend théorie, service et dégustations. J'essaie d'être réaliste quant au temps que je peux consacrer aux études et de répartir logiquement les sujets. Même si ce n'est jamais assez, je commence généralement la préparation 4 ou 5 mois à l'avance.

S.C. : Comme vous le savez, la théorie est la partie la plus difficile et prend le plus de temps à préparer. Je n'ai pas beaucoup de temps pour étudier, mais j'essaie de le faire pendant mon temps libre, pendant mes repas, dans le métro en allant au travail. La partie pratique est la plus simple à mon avis, car c'est quelque chose que l'on fait tous les jours au travail, servir les clients et déguster les vins.

 

Comment obtenez-vous les cuvées pour la formation ? Avez-vous des sponsors ?

V.G. : J'achète généralement les vins chez un distributeur, donc j'obtiens de meilleurs prix, et j'utilise un Coravin. Certaines caves m'ont envoyé quelques échantillons, ce qui m'a vraiment aidé. La dégustation en groupe est également utile et vous pouvez apprendre beaucoup les uns des autres.

S.C. : Je n'ai ni sponsor ni formateur, je paye les vins que j'utilise pour me préparer.

 

Quelles épreuves attendez-vous et craignez-vous le plus ?

V.G. : Toute l'expérience est stressante. Même si j'ai travaillé de nombreuses années en service, le pire moment pour moi, c'est quand on vous appelle pour aller dans LA salle pour les tâches de service ! Vous marchez dans le couloir, vous vous tenez derrière la porte en attendant qu'ils l'ouvrent, puis vous entrez dans la pièce. C'est le moment le plus éprouvant pour les nerfs, même si la fin est amusante ! Et ce que j'aime le plus, ce sont les dégustations.

S.C. : Dans ce genre de compétitions, on peut s'attendre à tout, il faut donc être bien préparé pour bien faire. Je pense qu'être en finale peut être effrayant parce que vous ne savez pas comment votre cerveau va réagir.

 

Selon vous, quel "petit plus" avez-vous par rapport aux autres ?

V.G. : Honnêtement, j'essaie de ne pas me comparer aux autres et de tracer mon propre chemin pour être une meilleure version de moi-même après la compétition.

S.C. : C'est difficile à dire, car je pense que tous les candidats seront au même niveau de préparation et de connaissances, et cela rendra la compétition plus difficile pour tout le monde.

 

Que vous apporterait le titre de Meilleur Sommelier du Monde ?

V.G. : Ce serait un moment décisif dans ma carrière. Ce serait un honneur pour moi mais cela apporte aussi une grande responsabilité. J'essaierais d'être un meilleur professionnel chaque jour et d'aider les autres à s'améliorer et à avancer sur leur chemin.

S.C. : Gagner le concours du Meilleur Sommelier du Monde serait un rêve devenu réalité. La raison pour laquelle j'aime la compétition est de comprendre quel est mon niveau de connaissance, donc pour moi ce serait plus un accomplissement personnel qu'une reconnaissance internationale.

Propos recueillis par Sandy Bénard-Ravoisier
Photos : Association de la Sommellerie Internationale